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Téléphone par internet sans fil (VoWIFI)
le rêve devient réalité. Depuis plus d’un an, les offres de VoWi-Fi proposées par Axiance, Cisco, Symbol, Nortel Networks et Avaya se multiplient en France. L’OHSA et Tir Groupé, deux sociétés utilisatrices, apportent des témoignages encourageants.
VoWiFi est une technologie hybride qui bénéficie des qualités de ses deux ascendants. Wi-Fi lui apporte la liberté du sans-fil avec une économie réalisée sur le câblage. VoIP lui procure tous les bienfaits de la convergence IP avec, avant tout, une capacité de réduction des coûts télécoms.
De plus, la bande passante du Wi-Fi lui ouvre un potentiel d’appels supérieur à un PBX de type Dect. À l’opposé de la transmission sans fil Dect, qui limite la portée du poste à la borne, VoWiFi offre une liberté de déplacement d’un point à l’autre.
VoWiFi exploite les mêmes mécanismes protocolaires que VoIP (H.323 et SIP). Mais elle ne profite pas pour autant des procédures d’affectation de classes de service Diffserv ou de réservation de flux RSVP (Resource Reservation Protocol). Cela s’explique par les fondements mêmes de la technique Wi-Fi qui octroie une équité d’accès aux ressources.
Pour supprimer ce défaut, l’IEEE travaille sur une variante du standard, désignée 802.11e, qui définira des classes de services afin d’affecter des priorités. Ces spécifications devraient être validées en septembre.
Deux autres moutures verront le jour par la suite. La première, 802.11k, entend optimiser l’allocation des ressources du réseau sans fil selon la qualité de chaque liaison. Autrement dit, chaque terminal client délivrera un bilan de sa connexion au commutateur et aux points d’accès.
Forts de ces renseignements, ces derniers redistribueront les ressources adéquates pour garantir le débit et la disponibilité de la liaison. La seconde, 802.11r, devra optimiser le roaming (saut de cellule) lors du passage d’un point d’accès à un autre. Il faut y ajouter la norme 802.11i, chargée de sécuriser les communications sans fil.
Premières armes pour VoWiFi Les premiers produits reposent sur une version préstandard. Deux principaux constructeurs mènent ce marché : Airespace fabrique des commutateurs sans fil et des points d’accès. SpectraLink produit des téléphones sans fil. Ces deux types d’équipements sont distribués en France par Alcatel. Nortel, qui entend aussi revendre les produits Airespace, commercialise ses propres téléphones sans fil IP.
L’architecture d’un réseau VoWiFi
Les communications vocales sont transformées en paquets IP et captées par les bornes 802.11b pour être acheminées au PABX.
Comme vous le savez, les données informatiques sont envoyées sous forme de 1 et de 0, soit 2 états possibles. Néanmoins, pour des raisons techniques que nous verrons plus tard, il est quasiment impossible d’envoyer des 1 et des 0 sur les ondes. Les valeurs sont codées sur 11 bits, appelés séquence de Barker :
- le 1 correspond à la séquence 10110111000 - le 0 correspond à la séquence 01001000111
Les séquences étant opposées, même si une partie du signal est perdue ; il est assez aisé de redéfinir quelle était la séquence initiale.
Le téléphone sans fil SpectraLink e340 Airespace propose le commutateur 4024 WLAN pour 13 000 euros HT, auxquels il faut ajouter 600 euros HT pour la borne 1200 Access Point. A priori, les équipements Wi-Fi existants pourront gérer VoWiFi grâce à une simple mise à jour 802.11e du microcode.

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